Le 24 octobre 2019,

Encore une défaite collective pour l’écologie cette semaine…

Nous étions en rencontre de table de quartier cette semaine pour discuter, entre autres, des priorités 2019-2024 suite aux consultations citoyennes menées en Septembre. Septembre, mois de la plus importante manifestation historique pour le climat réunissant plus de 500.000 personnes dans les rues de Montréal. Toutes les priorités historiques de défense de nos droits sociaux s’y retrouvent : logement, sécurité alimentaire, inclusion, solidarité, égalité, droit des personnes vulnérables,… Où sont les saines habitudes de vie ? L’écologie ? La transition socio-écologique ? La question sera posée mais faute de soutien suffisant, nullement considérée pour devenir une priorité de quartier. Quand sera-t-il venu le temps de considérer l’écologie comme une lutte sociale avant tout ? Rappelons-nous que tous nos combats sociaux actuels ont également été des luttes individuelles avant d’être collectives. A-t-on encore le temps de reléguer l’écologie à l’action individuelle ? Quand déciderons-nous de l’assumer, tous et à tous les niveaux de la société, comme priorité collective ?

Nous allons continuer à agir et nous espérons sincèrement que, ensemble, nous allons nous porter plus haut.

Il est temps de réaliser que la transition écologique ne se réduit pas aux changements climatiques mais qu’il s’agit avant tout de bien-être, de santé, et de tissu social. Manger local permet avant tout de consommer des aliments cueillis à maturité, nutritifs et remplis de vitalité et de créer du lien social en se rapprochant de producteurs voisins. La philosophie zéro-déchet permet avant tout de boire son café au comptoir pour ralentir et faire de belles rencontres ou encore, d’apprendre à connaître ses voisins par la solidarité et le prêt d’objets. L’agriculture urbaine permet avant tout de réapprendre l’alimentation saine et de créer du tissu social avec sa communauté autour d’un projet commun. Concevoir des milieux de vie écologique permet avant tout de garantir la sécurité des jeunes et moins jeunes, de penser des zones de rencontre et d’autres de recueillement, de préserver des zones de fraîcheur. La liste est longue, je vous laisse la continuer.

Ceci est un appel aux organismes communautaires et associations, aux regroupements et aux tables de quartier pour que l’écologie sociale soit dès aujourd’hui considérée comme une priorité de quartier pour garantir des milieux de vie sains dans les années à venir.

Manifeste d’écologie sociale

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